Note d’intention

mardi 30 avril 2013 par CILBA

Note d’intention

Trois ans après, ne pas oublier, ne pas se contenter d’un « C’est compliqué », revenir à la base et espérer. Etre un relais du courage de Samar Yazbek et à travers elle, ses expériences, le courage d’un peuple tout entier. Transmettre des informations authentiques.
Un regard poétique et si lucide. Des témoignages. Des questionnements.
Que les gens sachent, que l’on (se) dise les choses, l’amour pas la colère. L’amour malgré la colère. Des larmes peuvent brouiller le regard, bloquer la respiration, empêcher les mots de sortir. Mais il faut que ça sorte. Il faut parler. Sans pathos. Ne pas rester qu’avec la tristesse ou le désespoir. Garder les yeux bien ouverts. « Pire qu’un despote…[ pour ne pas effacer le
monde si on les refermait…]… ». Une responsabilité d’artiste au monde.
Et en parler maintenant, même si ça brûle, parce que ça brûle…La peur, la terreur, l’incompréhensible et l’indicible. Ouvrir les oreilles, dans les théâtres, les bars, les bibliothèques, les écoles…Echanger et ne pas rester «  pareil à un diable muet au moment où le sang devient la langue commune à tous. »
Les extraits ici sélectionnés relatent les faits les plus marquants, l’évolution de la situation à travers les différents vendredis, jour choisi par les Syriens pour manifester. Celui de la fierté, de la persévérance…Ils révèlent aussi les états intimes de l’auteure, dans une langue poétique douce amère. Ou comment extraire la beauté de l’horreur ?
Retrouver au plateau le quotidien d’une romancière et journaliste « forte et vulnérable à la fois ». Représenter peut-être et en toute simplicité l’intimité d’une chambre, un petit bureau avec une lampe, une chaise, du papier.
L’odeur du café, l’ouverture d’un balcon sur la rue, des fenêtres, des voiles, des lumière, des rayons de soleil…Damas, les sons de la rue, des voix, des passantes, des passants, des vendeurs, des taxis…les sons de la vie, d’avant les cris et les bombardements. Des musiques. Oud, clarinette, percussions, violoncelle…Des chants d’oiseaux et d’amour.
Ne pas être dans l’incarnation mais rester sur le fil de la lecture. Entre quête de vérité et insoutenable prise de conscience, comme à découvrir le texte chaque fois pour la 1ère fois.
Lire comme écrire. Dire les mots « fragiles et inconsistants ». L’identification est dans le désir d’amour, de paix, de liberté. La quête, la pudeur, la fierté, la dignité, l’intégrité, l’humilité, le courage, la beauté, les regards…


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